Le premier vestige humain trouvé en Corse date de 6 570 av. J.C. L’occupation permanente commence a priori vers 5 750 av. J.C., avec l’arrivée d’agriculteurs et d’éleveurs d’Italie ou de Provence. Au VIe siècle av. J.C., les Grecs de Phocée s’installent puis sont battus par les flottes étrusques et carthaginoises. C’est ensuite au tour des Romains de s’installer vers 225 av. J.C., sans quelques difficultés à soumettre les Corsi. Après les Romains qui restent 700 ans, c’est au tour des Vandales, des Goths, des Byzantins, des Lombards, des Francs, puis des Sarrasins enfin, qui sont finalement chassés par les Corses… Après des guerres entre clans, l’île décide de devenir fief de l’évêché de Pise. Et c’est finalement au XIIe siècle que Gênes réussit à blackbouler Pise… De ce fait, les Corses chercheront par tous les moyens à retrouver leur indépendance et ce, pendant 5 siècles. Malgré la longue lutte de Pasquale Paoli, qui se battra pour une Corse indépendante de 1755 à 1767 en tant que chef de la résistante, la Corse passe finalement sous le giron français en 1768 au traité de Versailles, car Gênes, qui est ruinée, demande au roi de France de rétablir l’ordre en Corse en son nom et Louis XV en profite pour annexer l’île ! Au fait, c’est Paoli qui a choisi en 1762 le drapeau corse, cette fameuse tête toute noire avec un bandeau blanc sur le front, représentant une tête de Maure.
C’est à la même époque, en 1769, que naît un certain Napoleone Bonaparte, à Ajaccio… dont la Corse ne sera pourtant pas la préoccupation première. C’est surtout Napoléon III (1808-1873) qui fera davantage pour l’île que son prédécesseur.
La Corse est ensuite touchée par la Première Guerre Mondiale (les Corses sont recrutés en masse) puis la Seconde, au cours de laquelle l’île est envahie par les Italiens et les Allemands. Ajaccio est libérée le 8 septembre, ce qui en fait la première ville française libérée, avant Bayeux.
Les années 1960 voient le réveil du mouvement indépendantiste, puis la fondation du FNLC (Front de Libération Nationale de la Corse) en 1976. Depuis, le mouvement indépendantiste est toujours présent car lors des élections territoriales de 2010, les nationalistes, toute tendances confondues réalisent un score historique en dépassant les 35 % des voix.